REGARDS ET PARTAGES

Le voyage d'Agatonie

Du 26 juin au 11 juillet

Enzo

Parce que le voyage d’Agatonie c’est aussi démontrer que  bien au delà des circonstances de la mort de l’enfant ou d’un frein à vivre pleinement sa vie, il y a toujours ce besoin de ne pas oublier ou de pouvoir le célébrer de la manière la plus douce possible. La mort n’est ni une question d’argent ou de réseau. Si le deuil était un art il trouverait sa splendeur grâce à cette fine frontière qui sépare le vivant et sa douleur avec le défunt et son absence. Comment rendre hommage sans en faire un acte de survivance mais un geste de générosité au service de la mémoire ? Ce n’est pas simple car si le défunt ne peut dire mot ni exprimer la moindre émotion, il en est autrement pour le vivant qui peut surgir de colère, de jalousie au nom de l’amour.

Comme je le dis souvent, fêter la mort ce n’est pas entretenir le gout amer d’une disparition mais célébrer l’absence. Et il conviendra alors à chacun de se souvenir à sa façon.

Je l’adore ce projet car il évite les tiraillements entre -le droit à- et -le devoir de-. Il s’agit juste d’allumer symboliquement une lumière pour un enfant parti trop tôt. La douceur d’un souvenir contre les déceptions d’une vie. 

Aujourd’hui je vous présente Enzo. Il est la force emblématique de ce voyage à travers les méandres de la vie. Il nous montre à tous que mourir sera l’éternelle condition du droit à la vie.

Enzo à 5 ans et il n’est pas souffrant en 2018 et pourtant il perdra la vie lorsque une lourde jardinière en béton viendra le heurter. Décédé sur le coup devant les yeux de sa famille, je veux lui rendre hommage ainsi qu’à tous ces enfants partis à la suite d’un accident. 

Il n’y a pas de petite ou de grande mort. Il n’y a pas de héros ou de bravoure à animer la mémoire de nos enfants ou encore à accompagner les familles sur le chemin du deuil. Il doit rester des vivants qui fêtent la vie et célèbrent les morts. 

Un mot aussi pour les enfants et les familles dont l’enfant handicapé ou malade les obligent à sculpter ce difficile compromis sans tête ni bras mais avec le cœur. Il s’agit de tisser la relation de l’espérance jusqu’à la vie. Ma fille a vécu la maladie, le handicap puis à accrocher des ailes d’ange. Alors de ces instants ou la vie perd du sens, comment ne pas se répéter « et si seulement si » ou encore « quelle chance ils ont ! ». Mais comme la mort, la vie n’a pas de règle et il n’a pas été écrit que vivre devait être un acte linéaire. La vie est éphémère quand la mort est éternelle. Ce voyage sera aussi pour vous, familles, parents, enfants qui chaque jour regardez les choses avec inquiétude et parfois tristesse. Comme je l’ai déjà ecrit en préambule de ce site : Restons les héros ne propres vie et écrivons notre histoire !

Alors que vous êtes assis et coincés entre de lourds silences et ce besoin de partager, il reste une force inépuisables contre la déchéance : l’amour inconditionnel. A la question combien pèse mon bateau, je répond : « Tout dépendra de la charge d’amour que je mettrais à bord »

Ainsi j’espère que nous allons passer un beau voyage émotionnel tous ensemble et que ces petites lumières et étoiles que je vous ai fais découvrir à travers mes présentations sauront vous éclairer. Et comme j’aimais à le rappeler du temps du combat avec Léonie…

Que la force ne me quitte jamais ! 

Laurent le 02 juin 2021

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